Des plantes à valeur ajoutée: la place de l'Afrique

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UN MARCHÉ EN PLEINE EXPANSION : LA PLACE DE L'AFRIQUE

L'Afrique doit conquérir le marché réglementé des médicaments à base de plantes des pays industrialisés en se conformant aux standards internationaux rigoureux :
• D'ici 2010, le marché international des produits naturels atteindra 100 milliards $US. Jusqu'à maintenant, l'Afrique tire moins de 1% des revenus de cette industrie.
• L'OMS estime que 4 milliards de personnes représentant 80% de la population utilisent les plantes médicinales.
• Des substances dérivées des plantes sont à la base d'une large proportion des médicaments commercialisés aujourd'hui.

Le continent africain doit développer le potentiel économique illimité de son héritage naturel botanique et saisir les opportunités qu'offre ce nouveau marché des plantes médicinales.

REVENUS ESTIMÉS

La valeur annuelle du commerce international des plantes médicinales est estimée à 60 milliards $US, et elle augmente de 7% par année (Banque mondiale, 2004). Malgré ses forêts riches en plantes médicinales, l'Afrique détient seulement 6.7% des parts du marché mondial. Le montant des ventes mondiales de médicaments à base de plantes a dépassé 12,5 milliards $US en 1994 et 30 milliards $US en 2000 (CTI).

Les revenus générés par la culture industrielle des plantes médicinales sont incomparables, par rapport à ceux générés par l'agriculture de subsistance. À titre d'exemple, le prix de vente au kilo du romarin est de 1.03 $US et celui de l'artémisinine (utilisée dans la médecine traditionnelle) est de 780.00 $US (CTI, 2006).

La Fondation BDA approche la formation en agriculture non seulement en termes de besoins locaux, mais aussi en termes de rendement financier créant un impact tangible de développement économique.